Découverte de la gare frontière de Port-Bou (Serge Hoogsteyn)

Port-Bou se trouve dans le nord de l’Espagne, le long de la Méditerranée. En fait c’est surtout la dernière gare espagnole avant la France ; autrement dit, nous nous trouvons dans une gare frontière.

Une des caractéristiques des réseaux nationaux espagnols et français est la différence d’écartement. Et il faut faire transiter les marchandises et voyageurs d’un réseau a l’autre et vice versa. Pour cela il existe bien entendu des subterfuges : nous allons les voir de plus près.

La gare se trouve coincée entre la mer Méditerranée et les montagnes (La chaîne des Pyrénées) qui s’avancent jusqu’en bord de mer : il n’y a dés lors pas beaucoup de place. Il a fallu aménager tant bien que mal les installations ou cela s’avérait possible. 

Les installations de la gare de Port-Bou sont aménagées en forme de «L » : la partie voyageurs  se trouve le long de la côte tandis que les installations de transbordement sont perpendiculaires a la mer; Nous y reviendrons. 

Par rapport au village, la gare est surélevée d’une trentaine de mètres ce qui fait que le village est a peu de choses près établi en escalier, vu le peu de terrains plats disponibles. En allant vers la partie haute du village, on arrive très facilement à la gare via un tunnel piétonnier qui débouche directement dans le bâtiment voyageurs.

 

La partie de la gare parallèle à la mer. 

Entre le bâtiment principal de la voie et le village, on trouve une double voie normale se terminant coté Barcelone par un tunnel borgne ou les locomotives peuvent manœuvrer. De l’autre coté, on trouve les 5 voies voyageurs couvertes par une marquise monumentale et un grill, le tout a voie large. En règle générale, la gare voyageurs est relativement calme sauf au moment où un train international passe. 

Juste à coté des installations voyageurs, on rencontre un grill. Ici sont garés les trains partant ou arrivant directement de l’Espagne ainsi que des locomotives. 

En s’éloignant du bâtiment voyageurs d’une cinquantaine de mètres, on rencontre une étrange petite construction coté mer : il s’agit du « Chantier Talgo ». C’est à cet endroit que l’écartement des roues des trains Talgos est modifié, quel que soit le sens de circulation des trains.

 

Galerie (24 photos)

La partie perpendiculaire et le transbordement.

Les installations marchandises sont équipées pour les opérations de transfert de chargement d’un wagon à un autre, ceci du fait de la différence d’écartement. Cette installation s’appelle « Chantier de transbordement ». 

Dans ce cas, les wagons ne bougent pas, ce sont les chargements qui sont déplacés et ce de diverses façons. A l’exception de deux voies, seule la tête des voies est électrifiée. 

Quand on se met au fond du chantier, dos à la montagne, on peut voir de droite à gauche :

-Le transbordement autos : les voitures sont chargées et déchargées via des passerelles vers des autres porte-autos ou vers des camions (et vice versa).

-Le transbordement Méga-Combi : les chargements sont ici déplacés d’un wagon à un autre par la voie des airs via des ponts roulants.

-Le transbordement à quai : les chargements transitent via un quai d’un wagon à un autre.

-Les transbordement des containers et réservoirs : la procédure est la même qu’avec les Mega-Combi.

 

Galerie (9 photos)